Lettre ouverte 

𝗟𝗘 𝗧𝗥𝗔𝗩𝗔𝗜𝗟 𝗗𝗘 𝗥𝗨𝗘 : 𝗟𝗔 𝗖𝗢𝗟𝗢𝗡𝗡𝗘 𝗩𝗘𝗥𝗧𝗘́𝗕𝗥𝗔𝗟𝗘 𝗗’𝗨𝗡𝗘 𝗖𝗢𝗠𝗠𝗨𝗡𝗔𝗨𝗧𝗘́ 𝗦𝗢𝗟𝗜𝗗𝗔𝗜𝗥𝗘
Alors que se clôture la 𝗦𝗲𝗺𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗱𝘂 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹 𝗱𝗲 𝗿𝘂𝗲, le portrait de nos espaces publics est sans équivoque : les crises de l’itinérance, du logement et des surdoses sont des réalités qui ne sont plus uniquement vécues dans les quartiers centraux de Montréal. Devant l’urgence, le travail de rue apparaît souvent comme l’un des derniers filets de sécurité, mais il est essentiel de reconnaître l’ampleur de sa mission et la précarité de ses moyens.
𝐀𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐥’𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧, 𝐩𝐞𝐮 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐨𝐮̀ 𝐢𝐥 𝐬𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞
Au-delà des lieux ou des campements, notre priorité est le soutien indéfectible aux PERSONNES et à leur dignité, dans une approche globale. La saine gestion de l’espace public n’est pas une question de logistique, mais d’humanité. En investissant dans l’humain, nous renforçons le tissu social au profit de l’ensemble de nos communautés.
𝐔𝐧 𝐜𝐫𝐢 𝐝’𝐚𝐥𝐚𝐫𝐦𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐌𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐚𝐥
Pourtant, ce filet de sécurité est en train de craquer sous nos yeux. Les données de notre récent portrait montréalais (avril 2026) sont sans appel :
👉72 % des postes de travail de rue ont essuyé un refus de financement récemment.
👉 Cela représente une coupe de 30 % des effectifs déjà sur le terrain par rapport à 2024-2025.
👉 Des organismes comme le TRAC perdent la moitié de leur équipe de rue, passant de 6 à 3 intervenant·es.
👉 Selon le ROCQTR, l’ajout de seulement 143 travailleur·euse·s de rue supplémentaires permettrait d’améliorer la couverture dans toutes les régions du Québec et de rejoindre environ 63 635 personnes de plus chaque année!
𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐡𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐭
Nous revendiquons un financement stable, récurrent et cohérent avec notre pratique. La solidarité montréalaise repose sur cet arrimage nécessaire entre les paliers municipal, provincial et fédéral. Investir dans le travail de rue, c’est s’assurer que personne ne tombe dans les craques d’un système de plus en plus complexe.
Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue
 
Alexandra Pontbriand, Spectre de rue inc.
Cédric Cervia, TRAC
Joëlle McNeil Paquet,L’Antre-Jeunes de Mercier-Est
Martin Pagé, Dopamine
Maxime Bonneau, PACT de rue
Nicolas Quirion, PLEIN MILIEU
René Obregon-Ida, RAP Jeunesse
 

Lors de la soirée des Solidaires 2026 de Centraide du Grand Montréal, le TRAC a eu l’honneur de recevoir cette reconnaissance qui souligne l’importance du travail de rue dans nos quartiers.